Boutique Biologiquement.comMerveilleuses vertues de l’aloes

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Il y a vingt ans, alors que je travaillais comme hôtesse de l’air, j’avais rencontré sur une plage des Caraïbes une femme qui s’efforça de me faire acheter un peu de son Aloe Vera bio, en me conseillant d’en mettre sur ma peau brûlée par le soleil.

Un peu agacée par son insistance, je me résolus malgré tout à essayer : elle se mit à étaler sur ma peau un jus visqueux, extrait d’une feuille de ce qui me parut être une sorte de cactus ; et elle avala ce qui restait de jus ! Je me souviens en avoir été totalement éberluée et m’être demandé ce qu’il allait advenir. Elle rit et m’expliqua que l’Aloe était son bain de jouvence — elle avait 72 ans et en paraissait 55. J’avoue avoir été très impressionnée et, à mon grand étonnement, mes brûlures disparurent en moins de deux jours.
Jamais je n’avais imaginé devenir un jour écrivain et faire des articles sur les méthodes de soins dites alternatives et l’Aloe Vera, ni que je me mettrai à boire chaque jour le jus de cette plante.

L'aloe vera en boisson, nectar régénérant
L’aloe vera en boisson, nectar régénérant

En 1994, Alasdair Barcroft m’écrivit au Daily Mail et m’annonça qu’on était parvenu à stabiliser l’Aloe Vera bio en tant que boisson et qu’il connaissait des douzaines de personnes qui l’utilisaient pour leur santé. J’étais quelque peu sceptique, d’autant que je recevais chaque semaine des centaines de lettres à propos de produits nouveaux et que j’avais pris le parti de rester objective et impartiale en attendant d’avoir vu et entendu moi-même la réalité ; toutefois, mon rédacteur en chef fut suffisamment intéressé pour me demander un article. Au cours de mes investigations, j’ai interviewé neuf sommités de la gastro-entérologie dont, à mon grand étonnement, un seul avait entendu parler de l’Aloe Vera.
Depuis l’époque, relativement récente, de cet article, le concept de médecine alternative a fait beaucoup de progrès. Des millions de gens sont malades d’être malades et s’inquiètent des effets secondaires lors de traitements médicaux de longue durée. L’an passé, 10 000 personnes furent hospitalisées en Angleterre à la suite de tels effets, imputables aux médicaments prescrits. Depuis bien longtemps, nous sommes convaincus de l’importance de la prévention, assurance de santé future.
Nombre d’entre nous, malheureusement, ne prennent conscience de leur corps que lorsqu’ils commencent à mal se porter. Souvent alors, ils espèrent que leurs médecins vont leur prescrire les médicaments adéquats. La grande majorité d’entre nous a désespérément besoin de prendre davantage de responsabilités s’agissant de sa santé et d’être plus lucide à propos de ses habitudes alimentaires. Ce n’est pas notre dernier repas qui nous a rendu malade, mais les mille précédents ! Notre corps est intégralement constitué de molécules issues de notre nourriture, souvenons-nous en — et n’y introduisons pas n’importe quoi, car il ne ferait alors aucun doute que plus tard, notre santé en pâtirait. Les aliments « minute » n’ont que peu ou pas de valeur nutritionnelle alors que le corps humain a besoin d’ingérer régulièrement plus de cinquante éléments nutritifs essentiels, pour survivre. A l’inverse, si votre nourriture est équilibrée, vous en récolterez les bienfaits.
Beaucoup de médecins de famille sont débordés de travail et stressés ; ils sont aussi encombrés et assaillis par un flot d’informations de la part des fabricants de médicaments, tous obsédés par la croissance de leur part du lucratif marché de la prescription médicale. Tout au long des cinq années consacrées à leurs études, la plupart des futurs médecins généralistes ne reçoivent aucune formation de nutritionniste, ni d’ailleurs sur le recours aux thérapies alternatives. J’ai rencontré des centaines de personnes qui maintenant parlent à leurs médecins de ces thérapies, incluant l’emploi de l’Aloe Vera bio, quand il s’agit de psoriasis, d’eczéma, d’arthrite, de syndrome d’irritation intestinale, de constipation, de fatigue et de bien d’autres troubles. Certains docteurs restent sceptiques ; mais d’autres en prennent acte et suggèrent ouvertement des changements de régimes, des compléments nutritionnels (vitamines et minéraux) et d’autres remèdes, parce qu’ils réalisent que beaucoup de traitements alternatifs présentent d’énormes avantages, sans le risque d’effets secondaires indésirables.
Bien que l’Aloe Vera bio ne puisse être défini comme une arme magique contre tous nos maux, il est clair qu’il contient de nombreux éléments nutritionnels vitaux pour la santé. Chaque jour, je prends trois cuillerées à soupe d’Aloe Vera bio de haute qualité, incorporées à du jus de légumes, et je mange beaucoup de fruits, de légumes et de céréales. Mais je ne suis pas une sainte — et je me laisse souvent tenter par des gâteaux maison et des puddings ! Je prends aussi un certain nombre de compléments, car il est prouvé que notre alimentation ordinaire ne nous procure pas tous les éléments nutritifs essentiels à notre bonne santé.
La vie, dans les années 90, est pleine de risques potentiels dus à la pollution, aux pesticides, aux agents conservateurs et autres additifs (y compris le sel) — sans parler des aliments “minute”, des abus d’antibiotiques et agents anti-stress, et de ce qui provoque des allergies.
Mais, la main dans la main, la nature et la recherche moderne s’emploient à nous offrir toutes les chances d’endiguer la marée montante des maladies et de protéger nos corps de soi-disant avancées. En lisant ce livre, vous êtes déjà dans la bonne voie, vers une nouvelle santé. Je vous souhaite lucidité et succès. Sachez que si vous avez la volonté d’approfondir votre quête, toutes les réponses existent, en attente d’être découvertes.

Boutique Biologiquement.comL’aloe vera bio un coffre aux trésors de la nature

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L’Aloe Vera bio est un véritable magasin de composants nutritionnels plus de 80 ont été identifiés par les scientifiques aux propriétés de bien être.

La liste des vitamines, minéraux, enzymes et acides aminés ressemble à un dictionnaire de la nutrition. Les chercheurs continuent à étudier la plante pour en percer tous les secrets. Mais, pour le moment, l’idée dominante semble être que c’est à la synergie entre cet
ensemble de composants nutritionnels que l’Aloe Vera bio doit ses propriétés « magiques >>.
Nul doute qu’au fur et à mesure des progrès technologiques, la liste des composants nutritionnels identifiés et celle de leurs combinaisons bénéfiques s’accroîtront.

 L'Aloe Vera est un véritable magasin de composants nutritionnels
L’Aloe Vera est un véritable magasin de composants nutritionnels

Enzymes, les clés de la vie

On connait leur rôle essentiel dans les processus vitaux chez les hommes et chez les animaux. Leur fonction est de transformer les protéines des aliments en acides aminés qui sont alors absorbés par l’organisme et reconvertis en protéines corporelles par les enzymes. Celles-ci servent donc à transformer notre nourriture en énergie destinée à chacune de nos cellules, mises ainsi en état de fonctionner, et par là, à l’ensemble de notre corps. La question se pose de savoir ce qui dynamise les enzymes elles-mêmes et permet à ce processus chimique complexe de perdurer. La réponse se trouve dans les vitamines et les sels minéraux sans lesquels l’ensemble se gripperait. Par exemple, l’organisme ne peut briser ou utiliser une protéine sans zinc et vitamine B6. Les vitamines B 1, B2 et B3 (niacine) sont essentielles à la production d’énergie.
De même que l’on attribue les remarquables propriétés curatives de l’Aloe Vera bio à l’action synergétique complexe de ses composés nutritionnels, l’organisme est un ensemble complexe de processus chimiques d’interactions d’agents nutritifs. Le mouvement des muscles en est un bon exemple. Pour que cela fonctionne, le corps a besoin d’énergie — oxygène et hydrates de carbone —complétée par une batterie de vitamines et de minéraux dont B1, B2, B3, B5, calcium, magnésium et fer.
Les vitamines A, C et E, avec les minéraux zinc et sélénium, sont de puissants agents anti-oxydants, tandis que les vitamines B3, B5 (acide pantothénique),B6 et B12, en association avec la choline, le calcium, le magnésium le zinc, le manganèse, le chrome, les vitamines A, C et E et le sélénium, ont un effet très bénéfique sur les fonctions cérébrales.

Boutique Biologiquement.comAloe Vera, le véritable Aloe

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Il existe plus de 250 variétés d’aloès ; mais 3 ou 4. seulement présentent des propriétés significatives du point de vue des soins et de la médecine. Celle qui offre le meilleur potentiel, parce que riche en minéraux, en vitamines, en acides aminés et en enzymes est l’Aloe barbadensis Muller, communément appelée Aloe Vera.

On pense que le mot « aloe » vient de l’arabe Alloeh, qui signifie substance amère et brillante, alors que « vera » est le mot latin pour dire « vrai », parce que, dans l’ancien temps, cette variété était considérée comme la plus efficace du point de vue médical.

Il existe plus de 250 variétés d'aloès
Il existe plus de 250 variétés d’aloès

L’Aloe Vera, tout comme les autres plantes de cette famille, se cultive uniquement sous les climats chauds. On en trouve dans les régions les plus sèches et chaudes des 5 continents. C’est une plante grasse — ayant l’apparence d’un cactus — vivace, de la famille des liliacées, tout comme l’oignon, l’ail, l’asperge, le lys et la tulipe. L’Aloe Vera se caractérise par de longues feuilles vertes et fermes, en forme de sabres, avec une extrémité pointue, et de chaque côté, des piquants d’apparence plutôt redoutable. Les feuilles grandissent à partir d’une sorte de chou. Au moment de la floraison au printemps ou en automne, une grappe de fleurs jaunes brillantes s’épanouit au sommet d’une tige qui s’érige au milieu de la plante.
Le genre Aloe appartient à un groupe plus important de plantes, les xéroïdes, ainsi appelées parce qu’elles ont la faculté de fermer leurs stomates (toutes petites ouvertures dans l’épiderme de la feuille) pour maintenir l’eau à l’intérieur de la plante. Cette faculté de rétention d’eau permet aux membres du groupe des xéroïdes de survivre pendant de longues périodes de temps sec ou dans un environnement de sécheresse. Ces végétaux ont aussi la propriété apparemment miraculeuse (due à leur composition chimique), d’obturer quasi instantanément toute blessure de la partie extérieure de leur «peau» et ainsi de s’opposer à toute fuite de cette eau si précieuse qu’ils contiennent... C’est précisément ce pouvoir de l’Aloe Vera de se soigner lui-même qui mirent les anciens sur la voie de son usage en tant que plante curative.
Lorsqu’elle est cultivée à des fins de commercialisation, la plante doit se développer pendant 3 ou 4 ans avant d’être mûre, c’est à dire quand le gel qu’elle contient dans ses feuilles est parvenu à son potentiel le plus élevé du point de vue des composants nutritionnels. Au stade de la maturité, les feuilles situées vers l’extérieur peuvent atteindre 60 à 90 centimètres de hauteur et peser environ 1,5 à 2 kilos chacune. Les feuilles les plus grandes protègent les plus jeunes qui poussent au centre. Les plants engendrent des petites « répliques » appelées « pups » qui sont soigneusement repiquées. Toutes les étapes de la culture et de la récolte sont obligatoirement manuelles pour éviter de meurtrir les feuilles et d’exposer le gel à l’air et à la lumière, car il s’oxyderait et perdrait ses vertus nutritionnelles et médicamenteuses.

 

Boutique Biologiquement.comAncien mythe ou miracle moderne?

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Nul ne peut dire avec certitude depuis quand l’Aloe Vera est reconnu en tant que plante médicinale.

Un des premiers usages pharmaceutiques fut enregistré sur des tablettes sumériennes datant de 2100 avant Jésus-Christ. Mais on a aussi trouvé des représentations de la plante sur les murs d’un temple égyptien construit plus de 4000 ans avant notre ère. Avec son cortège de mythes et de légendes tout au long des civilisations de l’antiquité, il a été gratifié d’un statut quasi divin et vénéré pour ses vertus de guérison.

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Aloe vera

Quel que soit véritablement son premier usage enregistré, il n’y a aucun doute, selon la chronique, que l’Aloe Vera ait joué un rôle significatif important dans la pharmacologie de nombreuses civilisations avant le début de l’ère chrétienne. De toute évidence, l’emploi de cette plante au regard d’un large éventail de soins, était pratiqué dans des contrées aussi éloignées les unes des autres que l’Europe du Sud, le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord, l’Asie, l’Extrême-Orient et les Amériques.
Un des récits les plus détaillés, consigné sur l’« Ebers Papyrus » égyptien, date de 1550 avant Jésus-Christ. On y trouve un grand nombre de formules d’emploi de l’Aloe Vera (mélangé à d’autres substances naturelles), destinées à soigner diverses affections internes et externes.
Les anciens égyptiens vénéraient l’aloès qu’ils appelaient « plante de l’immortalité ».
Ceci ne peut que conforter la relation de son usage dans le processus d’embaumement (à propos duquel les experts sont encore aujourd’hui perplexes) et la place importante qu’il occupait dans les rites funéraires des pharaons, ou encore les histoires colportées sur les reines égyptiennes Nefertiti et Cléopâtre, toutes deux réputées pour leur beauté, et qui se baignaient dans le jus d’aloès. On dit que les servantes de Cléopâtre le mélangeaient à des lotions pour la peau, afin de sublimer le charme de leur maîtresse.
On peut penser que les Juifs, après tant d’années d’esclavage en Egypte, avaient pu adopter les traditions funéraires de leurs geôliers, puisqu’on rapporte que le roi Salomon fut un grand partisan de l’Aloe Vera et le fit cultiver à cause de ses propriétés aromatiques et médicinales. On dit aussi que les populations de l’ancienne Mésopotamie utilisaient la plante pour chasser les mauvais esprits de leurs maisons. Plus tard, les Chevaliers du Temple avaient coutume de boire un mélange de vin de palme, de pulpe d’aloès et de chanvre qu’ils appelaient « l’Élixir de Jérusalem » et auquel ils attribuaient leur bonne santé et leur longévité.
Six cents ans avant Jésus-Christ, on vit apparaître l’Aloe Vera en Perse et en Inde, introduit vraisemblablement par des marchands arabes. A cette époque, les Arabes l’employaient pour des usages à la fois internes et externes. Ils avaient découvert comment préparer la plante qu’ils nommaient « Lys du désert ». Avec leurs pieds nus, ils séparaient le gel et la sève de l’écorce et remplissaient avec la pulpe, des outres en peau de chèvre qu’ils exposaient ensuite au soleil jusqu’à complète dessiccation et réduction en poudre. Les lecteurs ne vont pas manquer de remarquer que la technique a fait depuis, d’énormes progrès !
Encore de nos jours, dans le Sahara, les tribus de Bédouins et les guerriers Touaregs connaissent le « Lys du désert ».
Aux environs de l’an 500 avant Jésus-Christ, l’île de Socotra, située près de la corne de l’Afrique, était réputée pour ses cultures l’Aloe Vera. Une légende, très contestée, raconte qu’Alexandre le Grand a conquis cette île afin d’assurer un approvisionnement régulier, destiné à soigner les blessures de ses soldats en campagne. On rapporte qu’il y avait à Socotra cinq plantations d’Aloe Vera qui était exporté vers des pays aussi lointains que le Tibet, la Malaisie, l’Inde et la Chine.
Les Hindous croyaient que l’Aloe Vera poussait dans le jardin d’Eden ; ils l’appelaient « Le Guérisseur Silencieux ». Les médecins de la Chine antique lui accordaient des propriétés thérapeutiques majeures et l’avaient baptisé « Remède harmonique ». Soit dit en passant, les Américains l’appellent aussi, de nos jours, « Le Guérisseur Silencieux », et les Russes, à l’instar des anciens Égyptiens, le nomment « Élixir de longévité ».
Dans le continent américain, les Mayas du Yucatan ont utilisé la plante pendant des siècles. Les femmes s’en servaient pour hydrater leur peau, et aussi pour le sevrage de leurs enfants (l’Aloe vera donnait un goût amer à leurs seins). Les Indiens Séminoles croyaient en son pouvoir régénérateur : la « Fontaine de Jouvence » que l’explorateur Ponce de Leon chercha en vain, jaillissait, disaient-ils, d’une pièce d’eau au beau milieu d’un champ d’Aloès.
Quoi qu’il en soit, s’agissant de la première référence d’un emploi général de l’Aloe Vera tel que nous l’entendons à notre époque, il faut se tourner vers le « Grand Herbier » de Dioscorides (41-68 après J.-C.). Ce médecin grec enrichit ses expériences et ses connaissances en accompagnant les armées romaines lors de leurs conquêtes. Il rédigea ce qui fut sans doute la première description détaillée de l’Aloe Vera, tel que nous le connaissons aujourd’hui. Il remarqua que le contenu des feuilles pouvait être utilisé à bon escient pour soigner les furoncles et les hémorroïdes, pour adoucir les peaux sèches et calmer les démangeaisons, pour traiter les ulcérations génitales, les irritations des amygdales, des gencives et de la gorge, pour faciliter les cicatrisations des plaies et pour stopper le saignement des blessures.
Un autre célèbre naturaliste et écrivain de cette époque, Pline l’Ancien (23-79 après J.-C.) confirma, dans son « Histoire des plantes », les découvertes de Dioscoridès. Mais il alla plus loin en montrant que l’Aloe Vera pouvait soulager bien d’autres maux, et aussi réduire la transpiration (l’Aloe Vera serait-il le premier déodorant ?). On le mélangeait à du miel et à de l’huile de rose, probablement pour contrecarrer son amertume, mais aussi peut-être, parce que l’on doutait que la plante par elle-même puisse être un remède efficace.
Au Moyen Âge et pendant la Renaissance, les usages de l’aloès médicinal se répandirent dans le monde, et notamment vers le nord de l’Europe. Du fait que la plante poussait sous des climats chauds, les Européens du Nord n’y entendaient rien, alors qu’en Espagne, au Portugal et en Italie où elle était abondante, les gens lui accordaient beaucoup de considération. On dit que Marco Polo aurait raconté l’histoire de son passage dans l’île de Socotra, au cours de son voyage d’exploration sur les routes du négoce avec l’Extrême-Orient. Christophe Colomb, pendant ses voyages de découvertes, nota qu’à Cuba et dans les autres îles des Caraïbes, on employait l’Aloe Vera pour soigner les ampoules, les piqûres d’insectes et les blessures.
C’est par le bouche à oreille que la connaissance de la “plante miracle” s’était transmise de génération en génération. Là où elle poussait de façon indigène, elle était respectée pour ses vertus médicinales et pour ses pouvoirs de guérison apparemment magiques. Les prêtres l’incluaient dans de nombreux rites religieux et les médecins royaux relataient ses propriétés au regard d’un large éventail d’usages médicaux. L’Aloe Vera était devenu un remède populaire pour de nombreux maux, soit à l’état brut (les feuilles), soit préparé par ébullition ou par dessiccation pour être administré par voie orale.
Au XVe siècle, l’Aloe Vera fut « découvert » en Espagne par des prêtres Jésuites. En leur qualité de lettrés et de médecins, ils avaient eu accès aux textes Grecs et Romains qui décrivaient ses propriétés et ses pouvoirs. Quand ils accompagnaient les explorateurs, ils utilisaient la plante quand ils la trouvaient sur place, ou ils la plantaient quand elle ne poussait pas à l’état sauvage. Ainsi développèrent-ils la connaissance de l’Aloe Vera dans diverses
parties du continent américain, là où ils implantaient leurs missions après la défaite des Indiens indigènes par les conquistadors. C’est à eux que l’on peut attribuer l’extension de la culture et des usages de la plante à travers tout ce qui constitue aujourd’hui l’Amérique Iatine, jusqu’au Mexique et au Texas, là où s’était constitué le réseau de leurs missions.
L’Aloe Vera ne fut que rarement mentionné au cours des deux siècles qui suivirent, sauf sous forme de références médicales à l’ Aloe Vulgaris et à l’Aloès amer. Dans les pays d’Europe du Nord, on l’utilisait généralement comme purgatif quand il était besoin d’une médication énergique et efficace. Cette réputation, redoutable plutôt que rassurante, se prolongea longtemps — au point que de nos jours, des personnes insuffisamment informées considèrent comme hasardeux de boire de l’Aloe Vera. Cette opinion est essentiellement basée sur une ignorance de la qualité et de la pureté des produits aujourd’hui disponibles. Et le commerce de l’aloès ainsi catalogué, tant pour les humains que pour les animaux, se perpétua jusqu’aux environs de 1930.
Cette réputation ô combien méritée, de plante de guérison, peut avoir contribué à sa carence dans de nombreuses régions du globe à climat tempéré, jusqu’à une époque récente. On peut en effet comprendre que dans ces régions où la plante ne poussait pas, la nécessité d’employer des feuilles fraîches dans la préparation des baumes ou autres produits de soins, dans le but de garantir leur pureté, leur efficacité et ipso facto leur sécurité, n’était pas perçue. Il s’avérait apparemment impossible, en l’absence de feuilles fraîchement coupées, de reproduire les propriétés, que l’on pensait magiques, de l’Aloe Vera ; d’où une perte de confiance. Les années passant, les gens se convainquirent de plus en plus que les stupéfiantes propriétés de guérison dont ils avaient eu ouï dire, appartenaient plus au folklore et au mythe qu’à la réalité.
Ainsi, bien que sous les climats chauds où elle poussait en abondance, la plante continuait de servir à soigner les blessures et un ensemble d’affections internes et externes, en Amérique du Nord et dans le nord de l’Europe, elle était éclipsée par les avancées de la médecine moderne et le développement des médicaments de synthèse. Au milieu de ce siècle, on vit se manifester, malgré tout, une compréhension croissante des effets destructeurs de l’oxydation sur la qualité et l’efficacité du gel extrait des feuilles et de la diminution très importante des propriétés médicinales et thérapeutiques qui en résultaient.
« Ressusciter » l’Aloe Vera impliquait que l’on invente et que l’on mette au point une technique de stabilisation du gel en vue d’assurer que partout dans le monde, il puisse être employé sous une forme pure et saine. Différentes sortes de procédés ont été essayés. Mais tous utilisaient l’écorce des feuilles et quelques-uns, la chaleur, ce qui entraînait une dégradation des propriétés curatives ou détruisait la plupart des éléments nutritifs contenus dans le gel.
Tant que ces techniques prévalurent, la substance à laquelle, en 1851, on donna le nom d’AloÏne, cet agent purgatif que l’on trouve juste en-dessous de l’écorce verte, demeure active.
Ce ne fut qu’à partir des années 70 que les scientifiques trouvèrent un moyen efficace de séparer l’aloïne et l’écorce. Ils parvinrent alors à stabiliser et conserver le gel issu des feuilles, de telle sorte qu’il reste identique au gel frais. Un nouveau chapitre de l’histoire de l’Aloe Vera était ainsi ouvert.